Tandis que Marco s’épanche sur son passé, Coco s’évertue à tenter de décourager les chats de venir se soulager dans son jardin, en recouvrant une plate-bande de morceaux de treillis dissuasifs, toutes pointes métalliques orientées vers le haut… s’étant certainement dit que « puisque les chats sont intelligents, ils ne seront pas assez stupides pour oser s’y aventurer ». Sur ces entrefaites passe l’intello, la tête et la démarche du perdant… Coco le hèle subitement: – Tu ne salues plus les copains ? Cette voix familière coupe instantanément le fil qui le relie à sa soeur; il se rapproche alors du mur qui surplombe le jardin, et montre un tout autre visage: – Salut mon pote ! Excuse-moi, je rêvassais… à des riens ! Marco descend prestement les marches de l’escalier. – Eh bien, mon vieux ! dit-il, un brin amusé, si avec ça ils ne vont pas faire leurs besoins ailleurs, à moi la peur… C’est fou, enchaîne-t-il sans transition, comme l’existence d’un chat peut varier d’un endroit à l’autre ! Coco saisit tout de suite l’allusion et, se gardant bien de s’étendre sur ses intentions, il n’hésite pas une seconde: – Et ta soeur ? Elle remonte la pente ?
Un commentaire
Bravo l’artiste ! Vous vous êtes mis à l’écriture ! Je me réjouis de vous lire.